Le lendemain, c'est déjà le retour. Sur le trajet, nous traversons un
immense troupeau de buffles pour un adieu plein d'émotion.
Ainsi qu'une conférence de bureaucrates en costard, les fameux marabouts.
Nouveau passage à la frontière pour retourner au Zimbabwe. Nous quittons
notre ami Lucky qui nous a fait découvrir le real wild life du
Botswana et nous a appris quelques mot en Setswana. Notre chauffeur nous
ramène directement à l'aéroport ou nous retrouvons notre avion après
quelques difficultés aux douanes. Nous devons en effet passer par les
contrôles internationaux puisque nous allons quitter le pays après y
être entré une seconde fois. Nous perdons une bonne heure en discussions
et formalités. Heureusement que nous avions de l'avance. En plus, la
météo nest vraiment pas favorable et nous n'avons ni wifi ni réseau pour
voir ce qui nous attend plus loin.
Après un décollage en 12,
nous quittons rapidement Vic Falls right turn car un énorme nuage noir
s'approche dangereusement. Nous renonçons à survoler les chutes déjà
sous une pluie battante.
Le vol ne sera pas de tout repos. Nous
devons en effet longer un énorme nuage noir de basse altitude qui se
déverse sur plus de 150 Nm avec l'espoir qu'il ne coupe pas notre route
et que nous pourrons atteindre Maun, notre destination du jour. En cas
de coup dur, nous n'avons en effet pour seule possibilité que de
retourner à Victoria Falls, ce dont nous n'avons aucune envie vu la
problématique des douaniers 😳 De toute façon, c'est impossible
d'obtenir des infos par radio. Nous n'avons plus de contact.
Après avoir survolé la frontière, il semble que le temps s'éclaircit un peu. Quelle chance...
Une
fois le landing opéré en 08, les douaniers très sympathiques du
Botswana nous informent qu'ils viennent de subir une belle averse...
Ici, le service est magnifique 😁 Nous pouvons refueler sans difficultés
et un van nous attend devant notre avion. Trois personnes s'occupent de
tout, valises, contrôles et paperasse. Au nombre de petits avions qui
stationnent sur le tarmac, cette destination doit être très courue.
Ici,
nous sommes comme des coqs en pâte. Nous revenons sur le Tarmac car
c'est un Airvan de la compagnie locale Delta Air qui va nous amener à notre
lodge dans l'Okavengo. En effet, les propriétaires n'acceptent pas les
vols privés sur leur petit air strip un peu bosselé il est vrai.
A
l'arrivée, c'est le guide du Delta camp, Osi, qui nous prend
immédiatement en charge pour un premier safari à pied. Même s'il a un
œil qui va aux fraises, il nous pointe du doigt des animaux
pourtant très bien cachés. Les giraffes par contre sont bien visibles.
Après deux heures de marche, nous rejoignons
le lodge qui se trouve en fait quelques centaines de mètres depuis l'autre
bout de la runway. Incroyable, nous ne l'avions même pas remarqué
tellement il se fond dans le paysage.
La directrice Pony nous
accueille avec un grand sourire et nous montre notre magnifique chalet
ouvert sur le bush. Nous passons une belle soirée en compagnie du seul
personnel de maison. Vu que c'est la basse saison, nous sommes les
seuls clients. Nous refusons d'ailleurs la proposition de prendre 2
chalets car nous préférons rester ensemble: on ne sait jamais. Pony nous
a d'ailleurs montré la belle cloche de type "vache suisse" qu'il faut secouer pour
demander du secours 😳
Quel calme dans cet univers merveilleux. Difficile de s'imaginer le monde si cruel de prédateurs sans pitié.
Heureusement, notre première nuit sous tente se passe sans anicroches.
La douche sous le ciel étoilé a été tout particulièrement appréciée.
Breakfast avant le lever de soleil et deux visites du parc sont au menu.
Ici, les animaux ont l'habitude des touristes. Ils ne sont pas si
peureux.
Après une matinée bien chargée, une pause s'impose. Un bon repas de brousse et un peu de repos à l'ombre des arbres nous permet de bouquiner et d'admirer nos clichés.
Mais en fin d'après-midi, alors que la température devient à nouveau supportable, nous voilà repartis sur les chemins de Chobe.
Nous tombons sur une famille de lionnes avec deux tout
petits adorables. Ils jouent ensemble comme des chats et s'amusent à
mimer leur maman. Dommage que nous ne puissions les approcher plus. On
aurait presque envie de jouer avec...
Au camp, la cuisine est
spécialement goûteuse. Filet de kudu au feu de bois, pomme de terre et
légumes sont au menu. Nous profitons d'un dernier couché de soleil dans ce parc.
Le lendemain, nous nous levons tôt pour
visiter le site des chutes aux aurores. Vraiment impressionnant avec un
arc-en-ciel du feu de Dieu et un roulement d'Enfer en prime 😅
Grégory crève d'envie d'aller se baigner dans la Devil's pool d'en face.
Malheureusement,
nous n'en avons pas le temps. Il se rattrape en prenant une douche
quasi-amazonienne en traversant la Rainforest dont le chemin a été
construit, trente ans en arrière, par un certain Steve, notre logeur du
Musango lodge 😂 Comme quoi le monde est vraiment petit sur cette
terre... Les ladies croisées au parking nous avaient bien dit que
c'était plus fun de renoncer aus vestes de pluie ! Nous en avons eu pour
notre argent 😇

Par chance, l'organisateur de notre prochain
safari, Lucky Adventure (http://luckyadventuresafaris.com/), nous envoie une voiture avec chauffeur
directement à notre hôtel. Nous n'avons donc pas besoin de ramener celle
de location à l'aéroport qui est tout de même situé à plus de 20 Ks ... En plus, nous pouvons enfin tirer des dollars US du bancomat. Vic
Falls a manifestement moins de souci que la capitale Harare.
Après un
trajet de 45 minutes, nous devons passer les formalités douanières. Le
parc de Chobe que nous allons visiter se trouve en effet de l'autre côté
de la frontière, au Botswana. Pour y entrer, un sceau sur notre
passeport suffit. Au retour, nous devrons faire usage de notre double
visa. La présence depuis là du patron de l'agence, de son nom
international Lucky, nous est précieuse. Il connaît en effet tout le
monde sur Kasane et environs.

Dorénavant, c'est sur son véhicule
de brousse que nous allons découvrir les animaux de la région. Un court
arrêt en ville pour acheter des jumelles d'approche et nous longeons
déjà les rives du Chobe River. Nous avions renoncé à en prendre avec
nous pour ne pas trop nous charger, mais elles sont vraiment nécessaires
pour... les (petits) oiseaux 😅
Une première sortie sur le
bateau de Cherry nous permet d'approcher à quelques mètres les
imposantes mères éléphants et leurs petits. So cute 😁 Ils jouent dans
la rivière comme des gosses. Vraiment touchant. Des familles entières
accourent pour se rafraichir et se rouler ensuite par terre et se
couvrir de boue. Éviter de se faire piquer par tous ces petits parasites est le lot quotidien de tous ces animaux.
Nous observons un éléphant peinant à tenir debout. Lucky nous explique qu'il est malade et que les charognards attendent déjà qu'il s'en aille. La nature est cruelle.
De nombreux autres animaux nous tiendrons compagnie et, en particulier,
un troupeau de magnifiques buffles, si proches que nous avons presque
peur qu'ils viennent partager le lunch que nous prenons sur le bateau.
La
seconde partie de la journée, se limitant pourtant au seul trajet nous
amenant au campement, nous réserve aussi de belles surprises : girafes,
hippopotames et le fameux pygargue vocifer que nous avions tant chercher
à approcher au lac Kariba...
Au coucher de soleil, nous arrivons
enfin au campement que les aimables employés de l'agence nous ont
préparé au milieu de nulle part. Tout est admirablement prévu, y compris
le Schweppes tonic que nous avions commandé comme boisson favorite. A déguster
sur des chaises longues devant le feu au son des lions. Grandiose 🦁